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Le réalisateur noiséen : Jean Delannoy meurt à l’âge de 100 ans

93sang30.com rend hommage à l’un des plus grands réalisateurs : JEAN DELANNOY qui ont marqué le cinéma Français, né à Noisy le Sec, voilà 100 ans ! Il nous a quitté hier mercredi 18 juin 2008 !

DR / Photos AFP/JOËL SAGET

Réalisateur, Producteur, Scénariste, Adaptateur, Monteur français, ce Noiséen a marqué l’histoire du cinéma français ! Il était considéré comme un solide artisan du cinéma français d’après-guerre, réputé pour ses adaptations littéraires et ses films historiques.
Nicolas Sarkozy a salué un “immense réalisateur“. Rendu célèbre pour sa collaboration avec Jean Cocteau sur L’Eternel Retour, en 1943, Il avait reçu la Palme d’Or au Festival de Cannes en 1946 pour “La symphonie pastorale”.

Pour la petite anecdote :
Nicole Rivoire avait prévu d’inaugurer un des nouveaux équipements de la ville à son nom. Espérons que la nouvelle municipalité n’oubliera pas l’un des plus célèbres noiséens.

Hommage :

Décès du réalisateur Jean Delannoy
Célébrités – Jeudi 19 Juin 2008

Le réalisateur Jean Delannoy, cinéaste emblématique de la “Qualité française”, auteur de “La Symphonie pastorale” ou de “La Princesse de Clèves, est décédé ce mercredi à l’âge de 100 ans.
100 ans, et près de 50 films. Le cinéaste français Jean Delannoy né le 12 janvier 1908 à Noisy-le-Sec, s’est éteint mercredi 18 juin à l’âge de 100 ans, a annoncé jeudi sa famille. Très prolifique dans les années 40 et 50, il fit tourner toutes les stars de l’époque, de Jean Gabin (qui fut son Maigret dans plusieurs films) à Michèle Morgan (notamment dans La Symphonie pastorale, Grand Prix du Festival de Cannes en 1946) en passant par Jean Marais (L’Eternel Retour). Metteur en scène emblématique de ce qu’on nomma la “Qualité française”, il fut à ce titre malmené par les “Jeunes Turcs” de la Nouvelle Vague qui lui reprochaient son académisme. Se tournant vers le petit écran dans les années 70, il était encore en activité au milieu des années 90 (Marie de Nazareth, 1995).

Sa licence de lettres en poche, Jean Delannoy hésite entre le journalisme, la banque et la décoration, puis finit par choisir… le cinéma ! Un milieu déjà fréquenté par sa soeur, Henriette, comédienne, et qu’il
intègre d’abord en tant qu’acteur (notamment dans Casanova, réalisé par Alexandre Volkoff), avant de se tourner vers le montage. C’est par ce biais qu’il commence à se faire un nom, et se voit confier, dès 1933, la réalisation de courts et moyens métrages. L’anée suivante, il dirige son premier long : Paris-Deauville , dans lequel il dirige Armand Bernard, Georges Bever et Marguerite Moreno.

DR / photo AFP : Auteur méticuleux de plus d’un trentaine de films, Jean Delannoy est chahuté dans les années 1950 par les cinéastes de la Nouvelle Vague (Godard, Truffaut…) qui lui reprochent son académisme d’habile technicien.

Outre ses collaborations avec Jacques Deval (Club de femmes, 1936) et Felix Gandera (Tamara la complaisante, 1937; Le Paradis de Satan, 1938), Jean Delannoy signe, seul, la réalisation de films qui, comme Macao, l’enfer du jeu (1939), Le Diamant noir (1940) ou Pontcarral, colonel d’Empire (1942), symbolisent son penchant pour le mélodrame et le film d’aventures. Mais c’est pendant l’Occupation, en 1943, que sa carrière connaît un tournant, lorsqu’il s’associe à Jean Cocteau pour donner vie à L’Eternel
Retour
: tandis que le poète-réalisateur écrit cette version moderne du mythe de Tristan et Yseult, Delannoy met en scène Jean Marais et Madeleine Sologne dans un style très différent de celui qui était le sien, et rencontre un grand succès. Il accède ainsi à une célébrité qu’il ne fera que renforcer, par la suite, avec Le Bossu (adapté par Paul Féval lui-même), La Symphonie pastorale (qui lui vaut de diriger Michèle Morgan), Les jeux sont faits, Le Secret du Mayerling ou encore Notre-Dame-de-Paris (1956), nouvelle adaptation du roman de Victor Hugo, avec Anthony Quinn, Gina Lollobrigida et Alain Cuny dans les rôles principaux.

Si les années 50 débutent en beauté avec le Prix International décerné à Dieu a besoin des hommes (1950) lors de la Biennale de Venise, la décennie restera surtout celle de son désaveu par quelques uns des futurs chefs de file de la Nouvelle Vague. Mais, bien que décrié pour son académisme au fil des lignes de l’article incendiaire de François Truffaut paru dans Les Cahiers du Cinéma, cette figure du “cinéma de papa” n’en continue pas moins de tourner, accentuant un peu plus la variété des sujets qui caractérisent son oeuvre… C’est ainsi qu’il va naviguer entre Le Garcon sauvage (1961) et La Princesse de Cleves (lauréat du Grand Prix du Cinéma Français en 1961), en passant par Maigret tend un piège (1957) et Maigret et l’affaire Saint-Fiacre (1959), et qu’il confirme sa fidélité envers des comédiens tels que Jean Gabin, Michèle Morgan ou Jean Marais.

PHOTOS : AFP/OFF Outre Gabin, ses acteurs fétiches sont Michèle Morgan, Jean Marais et Gina Lollobrigida.

Après des années 60 plutôt prolifiques (Venus Impériale, 1961; Les Amitiés particulières, 1962; Les Sultans, 1966…), Jean Delannoy réalise un seul long métrage (Pas folle la guêpe) avant de délaisser le grand écran au profit du petit, pour lequel il met notamment en scène des adaptations de Hamlet ou Manon Lescaut. Il revient au cinéma à la fin des années 80 pour mettre en scène la vie de Bernadette
Soubirous (Bernadette, 1988), puis complète sa “trilogie religieuse” avec La Passion de Bernadette (1989) et Marie de Nazareth (1995), son dernier film.

Sources : le Monde/Le Figaro/Celébrités…AFP pour les photos