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Non-hommage d’un élu à la jeune policière tuée : la lettre à Christian Lambert, Préfet de la Seine-Saint-Denis

Les élus ne sont pas solidaires du comportement de M Burot !
Voici le courrier adressé à M Christion LAMBERT, Préfet de la Seine-Saint-Denis , par M Olivier Deleu, élu à Noisy-le-Sec. suite à la provocation scandaleuse de M Burot, jeudi 27 mai 2010

Monsieur le Préfet,

Au-cours du Conseil municipal du 27 mai dernier, un collègue de groupe, mon ami Karim Hamrani, a demandé au maire de Noisy-le-Sec d’organiser une minute de silence à la mémoire Mme Aurélie Fouquet, jeune policière municipale récemment décédée dans l’exercice de ses fonctions, à Villiers-sur-Marne. Cette demande, que nous avions prévu de formuler en début de séance, s’insérait finalement dans un nouveau débat, non prévu à l’ordre du jour, sur la police municipale de Noisy-le-Sec.

Le maire de Noisy-le-Sec a volontiers accédé à notre demande, et la minute de silence a été observée par la totalité des élus présents… sauf un, appartenant au Groupe de la Gauche qui vous rassemble présidé par M. Gilles Garnier, et militant de longue date du parti Lutte Ouvrière.

Ce dernier, M. Jean-Paul BUROT a expliqué, dans une intervention courte mais très violente, qu’il ne se lèverait pas pour respecter la minute de silence, pour des motifs qui m’apparaissent tout simplement inhumains, et fondamentalement anti-démocratiques. Ils ont blessé nombre de fonctionnaires municipaux, policiers ou non, à Noisy et ailleurs, et atteint de très nombreux citoyens, atterrés par de tels propos. Vous en trouverez les grandes lignes dans une vidéo, déjà largement diffusée sur le net, dont les références sont les suivantes : http://www.youtube.com/watch?v=3jq10JFC0mg&NR=1.

Par ailleurs, le Président du groupe auquel adhère M. BUROT, M. Gilles GARNIER, Conseiller général et adjoint au Maire, est parvenu à trouver des excuses à son collègue et n’a pas souhaité condamner ses propos, ni encore moins procéder à une mesure disciplinaire à son endroit.

Je vous serai reconnaissant, en votre qualité de représentant de l’Etat dans le département, et de gardien des principes républicains, de m’indiquer quelles dispositions il vous est permis de mettre en œuvre dans pareille situation, et si, en particulier, vous pouvez procéder à leur endroit à un rappel à l’universalité des idéaux de la République française, face à un acte caractérisé de discrimination.

Dans cette attente pressante, je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à l’assurance de ma respectueuse considération.

Olivier DELEU
Conseiller municipal
Chevalier dans l’Ordre national du Mérite