Petite Soirée ciné-débat ANTI FN entre gauchistes au centre Gérard Philipe de Noisy-le-Sec

Mardi 27 mars 2012, au centre Gérard Philipe de notre petite ville de Saint-de-Denis, a été projeté un film “Mains brunes sur la ville” qui se voulait être un film à charge contre le Front National. L’un des réalisateurs du film Bernard Richard et une avocate de la ligue des Droits de l’homme ont répondu aux questions du public après la projection du film.

LE FILM

Le film, a été tourné dans deux communes du sud de la France : la ville de Orange et de la Ville de Botlène, durant les dernières élections cantonales. Je ne vous cache pas ma déception en voyant le film ! Alors que je m’attendais à voir un film vraiment à charge sur la gestion de ces deux villes, il en ressort que les deux municipalités sont finalement accusées de ne pas dépenser suffisamment l’argent public et au contraire de faire des économies avec une cassette de 20 millions d’euros qui dort sur le compte de la ville d’Orange ! Le film montre une municipalité qui chouchoute les personnes âgées avec des diners-dansants. Ces deux communes sont aussi accusées de laisser à l’abandon les cités de la ville ou encore de construire une mosquée dans une zone innonable, proche de l’autoroute, difficile d’accès et surtout loin, loin des regards de l’image que la municipalité voudrait donnée à la ville.Les charges continuent évidemment avec la politique anti-delinquance menée et le martelement au niveau communication pour soit-disant “instrumentaliser” la population vieillissante.
Le film fourmille d’idées reçues entrecoupées de témoignages larmoyants ou d’anecdotes de la part d’une syndiquée CGT de la ville, avec un jeu de mot sur son nom de Jeune fille. Et biens sûr de coupures de journal LIBERATION. Mais Le catalogue de tout cela ne suffit pourtant pas à faire jaillir une Vérité Absolue. Bref, pas de quoi fouetter un chat… Surtout si on compare avec ce qui s’est passé sur le plan politique de Noisy le Sec par des élus de gauche entre 2008 et 2011 ! Je m’attendais à une charge à l’encontre du FN (appelée depuis Ligue du Sud) plus convaincante ou du moins plus argumentée ! Le film, trop parti pris en devient presque contre-productif et la ville d’Orange passe pour une ville de province où il y fait bon vivre.

LE DEBAT
Le débat qui s’en est suivi s’est , lui, révélé plus instructif et surtout très révélateur !

Le réalisateur a livré au public présent dans la salle (une quinzaine de personnes) plusieurs “informations croustillantes” que l’on ne voit pas (je crois) dans le film : La première concerne une imprimerie off-set achetée par la commune pour un montant d’un million d’euros et qui ne servirait pas qu’aux impressions des documents de la commune… et qui serait détournée pour des impressions électoralistes, “mais ça personne n’a pu le prouver” reconnait il. Je m’étonne de cette accusation car comme tout le monde le sait, ne période de campagne les frais sont remboursés à tous les candidats s’ils dépassent les 5% des suffrages. De plus, des comptes de campagne doivent être présentés.

La seconde est plus grave puisque le réalisateur accuse le fils du Maire d’Orange d’être impliqué dans un traffic de drogue. Le réalisateur raconte que des jeunes de cité lui ont dit que le fils de Maire de Orange allait s’approvisionner en drogue dans les cités de la ville “et pas que pour sa consommation personnelle, sous entendu …pour du traffic !” ça, c’est du scoop ! Le fils du Maire de Orange serait donc un traffiquant de drogue ? Pourquoi, cette information n’est elle pas présente dans le film ? Reste que je m’interroge encore sur ce type d’argument en dessous de la ceinture, des accusations non fondées basées sur des rumeurs et qui sont ce soir, colportées et livrées au public.

Dans le public, un seul élu était présent : Patrick Lascoux, élu Vert de Noisy-le-Sec. Un élu de gauche qui ne s’est pas montré beaucoup exemplaire ces derniers temps, notamment de ses relations houleuses avec notre police municipale. Bref, avec une décision de justice du tribunal de Bobigny qui l’a condamné, il n’est assurément pas en mesure de donner des leçons de morales, en ce moment. Cela ne l’a pas empêché de déraper une nouvelle fois ce soir en prenant la parole : il a tout simplement fait des comparaisons entre la politique du FN et “les dérives” de la politique par le Maire de Noisy-le-Sec, Laurent Rivoire ! Tout simplement : Scan-da-leux ! Il a justifié ses propos en citant l’exemple dans l’avant dernier numéro du “NOISEEN”, en critiquant la première de couverture du journal municipal sur le thème de la Sécurité (Visiblement, ce numéro l’a marqué !) et il a fait, enfin fait un lien avec la position du Maire en faveur de la vidéosurveillance. Oui, Pat Lascoux a encore derappé ce soir et à surtout manquer une occasion de se taire. Mais comme il l’a lui même avoué : “Plus le mensonge est gros, plus ça passe” ! En l’occurence, sur ce dernier point, je ne pouvais qu’être d’accord avec lui !

Dans le public, beaucoup de “gauchistes”, car j’ai senti des relents de haine et d’animosité lorsque j’ai pris la parole pour rappeler qu’aujourd’hui la plus grande menace n’était peut pas le Front National mais le Front de gauche. Qu’il fallait faire attention aux parties extrémistes, qu’elles quelles soient… les extrêmes se rejoignent toujours ! Et l’extrême gauche peut être tout aussi dangereuse ! Melanchon, socialiste pendant 30 ans se révèle aujourd’hui être révolutionnaitre et prone la 6eme République… C’est son droit… Et ca, ca me faire bien rire… mais si l’histoire a toujours montré les résultats catastrophiques à chaque fois qu’on a essayé une révolution. Et une révolution pour proposer quoi après ? En revanche, c’est l’indifférence la plus complète lorsque Mélanchon soutient que Fidel Castro n’est pas un dicdateur, que Cuba n’est pas une dictature et que le Tibet devrait revenir aux Chinois,car ils sont ridicules avec leur accoutrements avec des pointes…alors qu’il est lui même Franc Maçon et qu’il s’habille de façon presque identique (Et surtout qu’il n’a pas l’honnêteté intellectuelle de le reconnaître) ! Bref, les propos de Melanchon ne semblent offusquer personne, la politique conduite par la ville d’Orange, depuis 11 ans, quant à elle, oui, visiblement !

Pourtant les extrèmes se rejoignent ! Qu’elle soit de droite ou de gauche ! Elles sont toutes aussi dangeureuses pour la démocratie et la liberté individuelle de chacun. Le FN abandonne les classes les plus pauvres alors que le FRONT DE GAUCHE lui a tout intérêt à faire progresser le misérabilisme, son coeur d’électorat ! Que n’avais je pas dit là ! A partir de ce moment là, on n’a essayé de me couper la parole, de me faire abréger mon intervention, puis de me surveiller derriere mon dos pour voir ce que j’écrivrais sur mon profil Facebook, via mon téléphone portable.
De toute évidence, j’étais entouré de gauchistes ! Heureusement, la fin de la soirée s’est bien passée et certaines animosités se sont ensuite transformés en politesse.

Reste que dans ce genre de débat, je m’attendais à la question qui tue et elle a finalement été formulée. C’était l’avant-dernière question: “Pourquoi on n’interdirait pas le Front National ?” … “Pourquoi on ne tuerait pas les tueurs pendant qu’on y est aussi !!!” ai-je immédiatement voulu répondre ! La réponse donnée par l’avocate de la Ligue des Droits de l’homme a été tout aussi décevante : elle n’est pas celle que j’attendais. Il lui a été répondu que cela ne servirai à rien car il renaîtrait probablement sous une autre forme que l’on ne pourrait moins bien contrôler.
J’aurai plutôt, pour ma part, répondu que la France est un pays où on s’est battu pour la liberté. Que chaque homme est libre de penser, de croire et de s’exprimer. Que la France est un beau pays humaniste où la liberté d’expression à toute sa place. Et surtout que nous sommes en démocratie et qu’en démocratie, chacun est libre de s’exprimer comme il l’entend. Mais non !

Pour conclure, j’ai le sentiment que c’est de la haine que ressortait de toute cette soirée, peu glorieuse et qui n’était pas à la hauteur de mes espérances. Les procédés utilisés par les deux réalisateurs qui se sont fait passer pour l’un, un sympathisant et pour l’autre un simple vacancier sont plus que douteux et ne rendent pas service aux métiers de la presse et de la confiance que les élus peuvent leur accordées.

L’argumentation est faiblarde tout au long du film et le spectateur est instrumentalisé. Concernant le problème de la mosquée, pourquoi ne pas avoir donné la parole aux représentants du culte musulman de la ville d’Orange plutôt qu’à deux adolescents ? Oui, Les extrêmistes ne sont pas forcément ceux que l’on croit et l’instrumentalisation politique qui en est faite est grande. Au profit de qui ?

Le FN n’est pas mon verre de bordeaux mais Je suis démocrate. Je respecte la démocratie, et surtout je ne suis pas sectaire, contrairement à certains intervenants présents dans la salle. Aujourd’hui, de toute évidence, la ligue pour les droits de l’homme de Bondy , Noisy-le-Sec, et Rosny a un gros travail… à commencer par un travail… sur elle-même ! Elle n’en sera que plus efficace et plus crédible dans son combat pour la défense des droits de l’homme.

Mise à jour du 28.03.2012 – 13h00

Un article publié dans le Dauphiné confirme le crédit à porter au film très partisan “Les mains brunes sur la ville”. On y apprend que les deux réalisateurs sont des militants d’extrème gauche (ce que le réalisateur a bien omis de préciser hier soir)  “dont l’un a tenté de se faire passer pour un sympathisant de Jacques Bompart lors d’une réunion publique, dissimulant ainsi son identité, procédé, à qui, à lui seul, en dit long sur la mentalité de l’individu. […] “

Le second réalisateur a été hier présenté comme journaliste alors qu’il ne serait qu’en réalité étudiant en première année de cinéma. Un journaliste possède une carte de presse et a une déontologie mais à surtout à coeur d’informer plutôt que de caricaturer. Encore moins d’en faire un instrument de militant politique ! L’article précise : “Il suffit de visionner la bande annonce pour remarquer tous les aspects caricaturaux de ce travail poussif d’étudiant de première année en cinéma”.

Cliquez sur la photo pour lire l’article :

Enfin, concernant l’accusation de l’abandon de la cite de l’Aygues par la commune d’ORANGE, (à en croire le film), on y apprend à la lecture de l’article de presse que le HLM ne relève pas de la responsabilité de la ville d’Orange mais “de la responsabilité du conseil général socialiste du Vaucluse“. Bref, un film d’amateurs fait par des militants du Front de Gauche aux procédés fort douteux et qui ne sert que des intérêts politiques… Bref un film à éviter et des réalisateurs décrédibilisés pour longtemps !