Segolène Royale considérée maintenant comme une délinquante sociale !

Après la condamnation en appel de l’ex-candidate du PS à la présidentielle pour « licenciement abusif », l’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin demande sa démission de la présidence de la région.

Motif : Royal a été condamnée la semaine dernière par la cour d’appel de Rennes pour le licenciement abusif de deux assistantes parlementaires qui, au terme de dix ans de procédure, réclamaient leur dû, à savoir leurs arriérés de salaires et les bulletins de paie qui vont avec.

Après la condamnation en appel de l’ex-candidate du PS à la présidentielle pour « licenciement abusif », l’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin la considére comme une “délinquante sociale ” et demande sa démission de la présidence de la région.

Motif : Royal a été condamnée la semaine dernière par la cour d’appel de Rennes pour le licenciement abusif de deux assistantes parlementaires qui, au terme de dix ans de procédure, réclamaient leur dû, à savoir leurs arriérés de salaires et les bulletins de paie qui vont avec.

“délinquance sociale”

Jean-Pierre Raffarin estime qu’il s’agit d’une «faute majeure de Ségolène Royal», qui devrait la pousser à démissionner de la présidence de Poitou-Charentes. «Je pense vraiment que Mme Royal n’a pas beaucoup de considération ni pour ses salariés, ni pour ses personnels», estime l’ancien premier ministre.

« Un flagrant délit de double jeu »

Pour Raffarin, pas de doute possible : ce jugement « disqualifie Mme Royal pour l’exercice de responsabilités sociales », écrit-il dans un communiqué cosigné avec Elisabeth Morin, qui lui avait succédé comme présidente de région avant d’être battue par Royal en 2004. « La présidente de Poitou-Charentes, qui donne des leçons à la terre entière mais qui traite ses collaboratrices de manière condamnable, se trouve aujourd’hui face à ses mensonges », jugent-ils.

Hier après-midi, entre deux averses sous le ciel du Grand Ouest, Raffarin ne décolérait pas : « Le licenciement abusif n’est pas une pratique pour qui prétend exercer de hautes fonctions », confie-t-il au « Parisien » et à « Aujourd’hui en France ». Il condamne « la volonté d’avoir toujours raison » de Royal, « son attitude supposée participative qui est en réalité de la brutalité », son « arrogance » et son caractère « méprisant ».

Et ironise : « La dame en blanc sur la muraille de Chine se livre à des pratiques condamnables au point d’être condamnées. C’est un flagrant délit de double jeu. » Avant d’enfoncer le clou : « Mme Royal est magistrat, formée à l’ENA. Quand on veut être le premier magistrat de son pays, une condamnation en matière sociale est profondément choquante. »

L’ancien Premier ministre rappelle une autre condamnation de Ségolène Royal contre le comité régional du tourisme, et le contentieux qui l’oppose à son premier vice-président socialiste, Jean-François Fountaine, récemment mis sur la touche. Et conclut : « Elle est fâchée avec le Code civil, administratif et social. En matière de dialogue social, elle est peut-être croyante, mais sûrement pas pratiquante. »

Jugeant la responsable socialiste «brutale» et «pas très courageuse», Jean-Pierre Raffarin estime que «ce qui est souvent arrivé à Mme Royal c’est qu’elle a déçu un certain nombre de gens. C’est une vérité : elle séduit au loin, elle irrite au près».

Source : le parisien du 14/04/2008
Le figaro du 14/04/2008