Murs antibruit : c’est pas pour demain !!! Fin du rève ?

Alda Pereira-Lemaître, le Maire de Noisy, a annoncé de façon tonitruante lors des Etats Généraux du 10 juin à l’école maternelle de la Boissière que la question des nuisances sonores devenait l’une de ses priorités et qu’elle laissait espérer, aux riverains dépités, la pose de murs antibruit, jolis et pas chers en évoquant même des murs antibruit végétaux ! “On peut trouver des solutions pour faire du beau, sans que cela coûte cher” avait-elle ajouté ! ” Il suffit d’inventer…”

Mais, voila que le STIF revient en arrière ! Même « Le Parisien » y a consacré un article dans son édition du vendredi 18 juillet 2008. L’article portait comme titre : « Noisy-le-Sec : mur antibruit, le bras de fer continue ! »

Tout d’abord, l’article rappelle que Noisy-le-Sec a été reconnu comme l’un des points les plus noirs en terme de nuisance sonore, par les instances au pouvoir en place : normal car près d’un millier de trains (dont les 2/3 sont des trains de voyageurs) y passent tous les jours ! ”

Ce sont, selon  « Le Parisien », 80 à 90 décibels que les habitants et élèves se prennent quotidiennement dans les oreilles” !

Dix-neuf murs antibruit avaient été annoncés l’année dernière, tout au long des voies ferrées. Apparemment, il n’y en aurait finalement que cinq !!! Autant dire qu’il s’agit d’un cautère sur une jambe de bois ! De plus, cela ne semble concerner que la ville de Bondy : rien pour les riverains de Noisy-le-Sec ! En tout cas, ces murs ne seraient prévus que pour les voies ferrées qui longent l’A3.

Pourquoi un tel revirement de situation ? « Le Parisien » nous l’explique : “le projet de dix-neuf murs avait été rendu possible par un effort de la région passant son financement de 25 à 50% du coût estimé (soit plus de 28 millions d’euros).”

Mais, aujourd’hui, Réseau Ferré de France (RFF) est incapable d’assumer son apport de 20%, même si la région, le conseil général (20%) et les villes concernées étaient d’accord pour mettre la main au portefeuille.

Et la couverture des voies, évoquée là aussi par notre maire, que devient-elle ? “Pas de sous”, répond RFF !

Tout cela, bien entendu, fait réagir Gilles Garnier, qui selon « Le Parisien », déclare : “Nous demandons l’application du principe du « Pollueur payeur ». “Nous bloquerons les voies s’il le faut pour que RFF se rende à la raison !” Autant dire que, non seulement les bruits persisteront pour les riverains, mais qu’en plus les usagers – ceux qui se rendent au travail – des trains devront faire face à des désagréments de circulation ! Est-ce là une solution viable ?

Quoiqu’il en soit, ces dossiers montrent bien que rien n’est facile, et que le pouvoir du maire est bien limité !

On peut redouter que cette situation s’aggrave si Noisy-le-Sec devait être enfermé dans une intercommunalité, dont le déficit démocratique serait flagrant !

Cette affaire est encore un bon exemple pour dénoncer les effets d’annonces enthousiasmants, trop vite proclamées aux Noiséens, qui risquent, eux, d’être déçus par tant de “paroles” en l’air…