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L’utilisation de l’image d’enfants dans les vidéos de campagne électorale est-elle acceptable ?

 

Dans la série “L’humain d’abord“, le slogan du Parti Communiste Français, vous avez été un certain nombre à me faire part de votre crainte quant à l’utilisation d’une enfant mineure dans une vidéo de propagande à caractère politique, effectuée pour le lancement de la campagne pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2020.

Dans cette première vidéo de lancement de campagne, on voit le candidat Olivier Sarrabeyrouse révéler son âge et sa profession :  directeur d’une école maternelle. La vidéo est tournée dans cette école maternelle. Outre le fait que je trouve limite que l’on utilise son lieu de travail, une école maternelle pour faire de la politique, on y voit une mineure, probablement en compagnie de sa mère, faire la promotion de la candidature communiste pour les prochaines élections municipales de Noisy-le-Sec.

Aucun candidat n’a le droit d’exploiter une enfant pour participer à une propagande politique !

Pourquoi les enfants, vous ne devriez pas être exploités et exposés sur les réseaux sociaux par vos parents ?
Dès lors que la photo d’un enfant est partagée sur internet, des robots vont s’y intéresser de très près, car sur les photos, derrière les sourires, il y a une mine d’informations cachées qui vont leur permettre de gagner de l’argent sur votre dos. Ce sont les champions du monde de la mémoire visuelle : dès votre plus jeune âge, les robots sauront reconnaître les traits de votre visage en un seul clic. Du coup, ils vont s’amuser avec toutes les traces que vous laissez pour constituer un puzzle, sorte de portrait robot numérique : votre e-réputation. C’est pas franchement un cadeau : C’est pour ça qu’il faut dire à vos parents d’être prudents ! Ils doivent se montrer responsables et respectueux de votre droit à l’image. Pour rappel, pour diffuser votre image sur les réseaux sociaux, il faut l’autorisation des deux parents ! Ce qui faut retenir, c’est que, comme votre corps, comme votre ombre, votre image vous appartient. Vos parents ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent avec votre image. Les enfants ne sont pas des faire valoir ou le prolongement des parents : vous êtes, vous ! Et c’est votre droit de vouloir protéger votre image et donc ne pas apparaître dans des vidéos politiques : vous avez pensé à votre avenir ?

Le 20 Novembre de chaque année, c’est la journée internationale des droits de l’enfant telle que dédiée par l’Organisation des Nations Unies, à la suite de l’adoption par son Assemblée Générale, de la Déclaration des droits de l’enfant en 1959 et de la Convention relative aux droits de l’enfant en 1989.

L’occasion de rappeler à ce candidat inconscient et irresponsable,  l’article 36 de la Convention relative aux droits de l’enfant qui stipule que «Les États parties protègent l’enfant contre toutes autres formes d’exploitation préjudiciables à tout aspect de son bien être» et rappelle la responsabilité des adultes quant à la non-utilisation d’enfants mineurs pendant les compagnes électorales.

Même pour une photo de classe, le droit français exige le consentement des deux parents. Le père de l’enfant a-t-il donné son accord pour que sa fille participe à une vidéo de propagande à caractère politique ?

L’humain d’abord, mais avec des enfants mineurs aussi ? Selon 93sang30, chaque enfant doit être protégé de la violence des campagnes électorales. Il ne devrait en aucun cas devenir un “militant” ou un “soldat” au service d’un candidat politique. C’est pourquoi toutes les images exploitées à des fins politiciennes par des candidats peu respectueux du droit de l’image des mineurs seront floutées.

Olivier Sarrabeyrouse prêt à tout pour gagner ?  L’exploitation de locaux professionnels –  une école maternelle est peut-être discutable, l’exploitation d’une mineure pour le lancement de campagne électorale du candidat communiste Olivier Sarrabeyrouse est-elle acceptable ? Les Noiséens jugeront !

Je rappelle enfin que toute images des candidats, colistiers, sympathisants, distribuées ou diffusées dans le cadre d’une campagne électorale ne peut en aucune façon être considérée comme des photos à caractère privé.