Grèves – Quand la politique s’immisce au conseil municipal… tous solidaires ?

Le conseil municipal du 10 avril 2008 a commencé par une suspension de séance pour laisser la place à deux syndicats grévistes qui sont venus expliqué les raisons pour lesquelles ils font actuellement grève. Pour ma part, je n’ai pas été convaincu, faire tout un esclandre pour un réajustement de 3 000 postes d’enseignants sur 1 million : y a pas de quoi fouetter un chat !

La séance du conseil municipal du 10 avril 2008 a commencé par une suspension de séance proposée par Mimi, alias APL, alias Alda Pereira Lemaître, afin qu’un enseignant / documentaliste (syndicaliste ?) gréviste puisse sensibiliser l’auditoire présent sur la légitimité des grèves actuelles dans l’Education nationale suite à l’annonce de suppression de postes dans cette administration.

Tout le monde – conseillers municipaux et public présent – a écouté ce que les deux représentants du lycée Olympe de Gouges avaient à dire. Ils ont même été applaudis. La municipalité n’a bien évidemment pas manqué l’occasion d’abonder dans leur sens, montrant une nouvelle fois une superbe série d’interventions démagogiques dont elle a le secret, au premier rang de laquelle celle d’Elisabeth Guigou qui, en tant que députée, a pourtant le pouvoir d’agir au premier plan.

Pour ma part, je n’ai pas été convaincu par ce discours démagogique et je pense que les élèves et étudiants sont aujourd’hui tout simplement instrumentalisés ! Faire tout un esclandre pour un réajustement de 3 000 postes d’enseignants sur 1 million à la rentrée prochaine : il n’y a pas de quoi fouetter un chat !

Dernière chose, ce qui a surpris de nombreuses personnes dans le public, c’est qu’une fois leur présentation achevée, les deux enseignants ont tout bonnement quitté la salle, sans se soucier de l’ordre du jour ni même du voeu les concernant qui devait être voté en fin de séance.

C’est à se demander si, pour eux, la solidarité ne fonctionne pas à sens unique ! Ils veulent bien qu’on les écoute débiter les mêmes revendications depuis des siècles alors que tout ce que les parents leur demandent c’est d’éduquer et d’instruire leurs enfants sans être toujours soit en vacances soit en grève, mais eux ne restent pas pour assister aux débats relatifs aux affaires de la commune dans laquelle ils travaillent et probablement habitent !

Ca en dit long sur cette fameuse solidarité de gauche qui nous est balancée à tout bout de champ !

soutenons le Tibet

Bref, il se passe des choses bien plus graves dans le monde qui mériteraient davantage notre attention !