Quelle est la meilleure façon de marcher ? Rencontre exceptionnelle avec Claude Miller au cinéma Le Trianon !
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Claude Miller est Acteur, Réalisateur, Producteur de cinéma, et Scénariste de cinéma a vécu lorsqu’il était enfant dans le quartier de La Boissière, ici à Noisy-le-Sec.
Il était ce vendredi soir, vendredi 10 octobre 208, au cinéma Le Trianon, où après la projection de son tout premier film « La meilleure façon de marcher ? », il a eu la gentillesse de répondre aux questions du public, comblé par cet honneur ! L’occasion de 93sang30 d’en savoir davantage sur ce réalisateur et surtout de vous parler de son premier film !

Son oeuvre, sa vie…
Né le 20 février 1942 à Paris, est un passionné de cinéma depuis l’enfance.
Il fait ses premiers pas dans le métier aux côtés de Marcel Carné, pour Trois chambres à Manhattan, en 1965, de Jean-Luc Godard, pour Week-end, en 1967, ou encore de Jacques Demy pour Les demoiselles de Rochefort, en 1967.
En 1967, il réalise son premier court-métrage, Juliet dans Paris. Cette improbable fable humoristique retrace les pérégrinations d’un vampire au bord de la Seine. Son second opus, La Question ordinaire, traite de la torture et se retrouve victime de la censure durant plusieurs mois. Le troisième, Camille ou la comédie catastrophique, ridiculise l’armée et se voit interdit aux mineurs. Bref, un vrai rebelle de la bobine ce Claude.
De 1968 à 1975, il travaille comme directeur de production pour les films de François Truffaut. Il travaille sur la quasi-totalité des films du maître durant cette période.
En 1975, il franchit le pas et se lance dans la réalisation avec La Meilleure façon de Marcher, dans lequel on retrouve Patrick Dewaere en moniteur de colonie de vacances. Puis réalise, en 1977: Dites lui que je l’aime, sur le thème de la passion amoureuse… Son premier succès public arrive avec Garde à vue, en 1981, pour lequel il obtient quatre Césars. Le film retrace l’histoire d’un notable (Michel Serrault) qui se retrouve en garde à vue le soir du réveillon et qui est confronté à un commissaire bougon (Lino Ventura).
Il entre au panthéon des réalisateurs aux productions très attendues. Mais Claude Miller prend des risques et joue avec les genres cinématographiques. En 1982, il aborde le polar avec Mortelle randonnée (qui a été plutôt un échec d’après lui). Puis, il dépeint avec soin des chroniques adolescentes, en filmant la jeune Charlotte Gainsbourg : L’Effrontée (1985) puis La Petite Voleuse (1988) ou dix ans plus tard, La Classe de Neige.
En 2002, il réalise La Petite Lili, avec Ludivine Sagnier ,où il revisite une pièce de Tchekhov. Le film tout en nuances sera en lice pour la Palme d’Or cannoise.

La meilleure façon de marcher
Son premier film « La meilleure façon de marcher » était donc présenté ce soir ! Il a gardé toute sa fraîcheur… puis a répondu aux questions du public : il nous a expliqué qu’il voulait faire un film sur l’intolérance d’une manière générale… comme si dit-il « les gens ne supportent pas les secrets des autres, ne supportent pas que les autres puisses avoir un jardin secret… » Il hésitait pour savoir où situer l’histoire : entre enfants ou entre moniteurs ! Finalement ce sera entre moniteurs.
Il a aussi répondu sur les raisons pour lesquelles il a situé le film dans les années 60, alors que le film avait été réalisé en 1975 … Le film obtint un petit succès, suffisamment pour payer tout le monde, qui avait fait confiance au réalisateur ! C’était Philippe Léotard qui était prévu dans le rôle de Bouchitey…
J’ai également retenu une autre chose qui m’a plutôt marqué : il a déclaré ne pas être contre la grossièreté, « car la grossièreté fait partie de la vie, le risque c ‘est de paraître complaisant ! »
La meilleure façon de marcher, le titre d’une chanson de colonnie de vacances, mais aussi toute une réflexion sur la paradoxale question : « faut il aller au bout de ses tendances, ou faut il les combattre ? Les gens ont du mal à accepter les différences… C’est toujours un bon point de départ pour raconter une histoire ! »
Pour moi, c’est l’Effrontée, avec Charlotte Gainsbourg qui m’aura marqué au début de mon adolescence… et fait découvrir et aimer Mr Claude Miller !
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