Coluche : l’histoire d’un mec au moment des élections présidentielles de 1981
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Mardi 7 octobre 2008, un évènement à Noisy-le-Sec : l’avant première du film d’Antoire de Caunes sur Coluche au Cinéma Le Trianon à Noisy-le-Sec, où par ailleurs, plusieurs scènes du film y ont été tournées ! Quelques élus de la nouvelle majorité y ont été aperçus : Marie-Madeleine Le Sausse, Patrice Tranchant, ou encore Muriel Padiou. Cela fait plaisir de voir que des élus s’intéressent aux différentes manifestations autres que politiques de notre commune…
Comédie ou documentaire ? C’est la question que je me pose… Quoi qu’il en soit, un grand film à voir et si possible dans un cinéma de quartier !

Le scénario de départ retraçait les 20 dernières années de la vie de Coluche, du café de la Gare à sa fin. Mais Antoine de Caunes, producteur, n’est pas emballé : « il existe des tas de documentaires sur COLUCHE, je sais à peu près tout sur lui alors pourquoi moi spectateur irais-je voir un film sur lui au cinéma. »
Il décline donc la proposition de réaliser le film. Pourtant, l’idée d’un film sur Coluche ne le quitte pas ! Le scénario est réécrit pour commencer au moment où Coluche décide pour « foutre la panique et s’amuser », de se présenter aux élections présidentielles, jusqu’au moment où il renonce.
Ce qui se passe pendant ces quelques mois l’a profondément transformé, lui a fait perdre de la légèreté, de la grâce, de l’insouciance, lui a fait connaître le tourment. Le film présente donc un homme confronté à ses contradictions, à la réalité, sur une toile de fond politique, qui a une résonance encore aujourd’hui…

On y parle d’un joyeux luron mais l’on y rit que très peu en fin de compte : mais la réparti est là, et cela nous fait sourire Mais derrière tout cela, il y a un essentiel : le constat sur la France, le constat d’une époque perdue, envolée, belle et bien morte. En cela, sur 1h45 de film, il ne cesse de planer la même image, la même réalité, celle du monde d’aujourd’hui, celle de la révolte que plus personne ne fera !

Pourtant, aujourd’hui peu de choses ont changé ! Et ce qui est arrivé à Coluche durant la campagne présidentielle arrive encore aujourd’hui :
- on lui a mis des bâtons dans les roues,
- on a tenté de salir sa réputation à diverses reprises en sortant son casier judiciaire pour une histoire de vols de rasoirs remontant à l’âge de 16ans,
- on l’a attaqué en justice pour avoir au nom de l’humour, détourné (et porté atteinte à l’honneur) les emblèmes de la République… une honte !
Ce film rappelle toute une époque, tout un tournant de la vie politique, toute une société française pleine d’espoir, à l’heure où les socialistes prenaient le pouvoir, où l’on osait « rire de tout », où un mec agaçait tous et toutes, pour le simple plaisir de foutre le bordel et de dire merde. C’est cela Coluche: une gueule, une voix, des mots qui sortent, qui fusent, sans censure, sans retenue….
Voici quelques unes de ces phrases citées dans le film – pertinentes – et que je pourrais sortir un jour ou l’autre : « Moi, j’accepte le soutien de tout le monde, sauf de l’extrême droite« , « On poursuit le même objectif…si on est pas trop cons, on devrait pouvoir s’entendre…« , « bien sûr, que tu peux me parler, on est en démocratie ?… nan ?!… nan ? » et surtout voici le communiqué de presse qu’il dicte à la fin : »Je ne suis plus candidat, je me suis présenté à un époque de grande tristesse et de sérieux. Le sérieux vient de gagner... »
Ah, j’oubliais une p’tite dernière : « J’arrêterai de faire de la politique quand les politiques arrêteront de me faire rire… »
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