64ème anniversaire du bombardement du 18 avril 1944
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En cette veille de vacances, je regarde l’heure pour ne pas rater, ne serait-ce que le début d’un événement qui met tient particulièrement à coeur : la commémoration du 64ème anniversaire du bombardement du 18 avril 1944. Ce jour-là, la ville que j’aime tant, et pour laquelle je me bats aujourd’hui a failli disparaitre ! Et tout cela, dans l’indifférence la plus totale…aujourd’hui… C’est triste…

Des milliers de vies, ce jour-là ont basculé, sans qu’on leur demande leur avis, sans qu’ils aient leur mot à dire ! Et dans cette effroyable catastrophe, les secours se sont organisés, et la ville avec le temps, peu à peu s’est reconstruite….

Tout cela fait réfléchir, même 64 ans après, même pour mon jeune âge… et là, je prends conscience que ces vieillards, là, présents, avec leur drapeau, qu’on appelle des anciens combattants, et bien ceux la mêmes, avaient PRECISEMENT un peu près mon âge, à l’époque !
J’essaie de regarder dans leurs yeux, comme pour deviner ce qu’ils peuvent -ou ont pu- ressentir, ou bien encore leur transmettre toute la reconnaissance que je ressens à ce moment-là, pour ces héros, qui vivent à leur manière, aujourd’hui leur dernier combat…

J’arrive juste à l’heure, Madame Nicole Rivoire et son ancien premier adjoint Monsieur Olivier Deleu sont là, très entourés, très populaires et très appréciés des personnes présentes et des anciens combattants, alors que les élus de la nouvelle majorité (socialo-communiste) discutent entre eux. Je n’ai pas pu les approcher pour les saluer, de toute façon, j’étais d’humeur nostalgique : ce sera pour une prochaine fois !

18H10, la commémoration n’a toujours pas commencé : Alda Pereira Lemaître n’est pas ponctuelle et tout le monde l’attend. Enfin, elle arrive … le temps pour elle de relire (ou de découvrir ?) le discours que lui remet son directeur de cabinet… et la cérémonie commence… 10 minutes plus tard, la cérémonie était terminée !

« Il y a de cela 64 ans, la ville de Noisy-le-Sec était bombardée par des centaines de bombes : un tiers d’entre elles atteindront leur objectif : une grande partie de la ville et la gare de triage sont détruites ! Durant cette nuit, les secours s’organisent comme ils peuvent… les blessés sont transportés dans les hôpitaux de Bondy et du Raincy. »
Toujours dans son allocution (pour ne pas dire lecture publique) Mme Pereira Lemaître précise que « Les pertes humaines sont immenses : au 1er janvier 1944, Noisy-le-Sec comptait 19 000 habitants, après le bombardement, seulement 4 000 habitants ! »
Alda Pereira Lemaitre termine sa très brève allocution en proposant que les associations d’anciens combattants se rapprochent, l’année prochaine, de la mairie afin de perpétuer la mémoire auprès des plus jeunes.
Souhait tout à fait louable : rendez-vous l’année prochaine pour voir comment Alda Pereira va mettre en pratique cette nouvelle promesse !
Ce soir, je ne suis pas d’humeur contradictoire, même si l’esprit du Général de Gaulle n’était pas là, j’avoue avoir adhérer au discours de Madame Pereira Lemaitre, même si cela m’a semblé un peu expéditif et qu’elle soit arrivée en retard !
En discutant avec un ancien combattant, visiblement surpris de découvrir la nouvelle municipalité, j’apprends que Anne Déo est la seule à faire quelque chose de concret pour perpétuer le souvenir auprès des enfants auprès des anciens combattants… Je ne dirais qu’un seul mot sur le sujet : mon respect, Mme Déo* !

* 18h50 – rue Carnot : le hasard a voulu qu’en rentrant chez moi, après avoir pris la rue Jean-Jaurès et la rue Carnot, je me retrouve en face de Anne Déo : je la salue, elle me salue à son tour…dommage, que les circonstances actuelles ne le permettent pas, mais j’aurai apprécié partager cette expérience avec elle, et cela au-delà de nos opinions politiques !
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